Écrire son histoire familiale – Généachat’ du 20 mars 2018

Les généanautes étaient nombreux ce mardi 20 mars pour échanger ensemble sur les différentes manières de relayer l’histoire familiale.

La généanaute Sophie PUGIN commence ces échanges en annonçant qu’elle s’est déjà essayée à l’exercice, en ajoutant « Ma mère a continué » !

Élodie, alias lodeetwit, a également commencé à écrire…  « un peu… ».

Céline, alias CelSouef, essaye, quant à elle, doucement, avec son projet « 57 couples ». « J’ai déjà une idée du plan que je veux suivre. Si des articles du blog collent, je les intègre dans les dossiers correspondant pour le moment »

sudiste78 essaye de le faire un peu sur son blog, au coup par coup, avant de se lancer dans un projet plus important et à plus long terme.

Marielle Le Goff : « moi aussi ,uste quelques textes sur le blog. Pas facile de trouver le plan idéal…s’il existe.. »

Martine a écrit, pour sa part, un livre par branche familiale.

Mais qu’entend-on par raconter son histoire familiale ? un projet complet ?

MaximeTige a également « du mal avec le terme “son histoire familiale”. Pour moi, son histoire c’est la sienne et au pire celle de ses parents/enfants mais après c’est l’histoire de ses ancêtres, plusieurs c’est quoi l’histoire familiale ? Parle-t-on d’ancêtres en particulier? d’une branche? »

L’histoire familiale c’est plusieurs histoires qui sont difficilement reliables.

Pour Chroniques92, il peut s’agit de faire des regroupements avec des focus sur certaines histoires

Selon CelSouef « parfois, c’est un frère ou une sœur d’un ancêtre direct qui nous attire plus particulièrement »

pontoif a essayé avec la bio de ses grand parents maternels mais la partie la plus récente est “compliquée” : « je n’arrive pas à écrire sur une période aussi récente ».

Chroniques92 se contente du blog…  « je ne sais pas comment m’y prendre »

Pour marq_ordinaires , le blog permet d’avoir un cadre pour raconter l’histoire de ses ancêtres.

Evelyne Achon complète : «  Écrire des articles sur un blog est une façon d’écrire son histoire familiale »

jlcschneider : « pour moi, je le fais sur mon blog et je me dis que je regrouperai peut être tout un jour »

Lulu Sorcière le fait quelquefois sur le blog. Avant le blog, ce fut autour d’un forum familial plus intime.

Elle ajoute : « Je verrai bien un regroupement ou un développement sous forme de “dictionnaire amoureux. Ça permet des entrées variées : autour d’un lieu, d’une maison, d’un objet…Un dictionnaire amoureux c’est comme le ChallengeAZ »

Pour marq_ordinaires, c’est plus compliqué de partager sur ses ancêtres directs.

Sur ce sujet, Lodeetwit complète : «  Je ne partage pas sur mon blog l’histoire de contemporains… »

Pour SophiePUGIN, les ancêtres font tous partie de notre histoire.

MaximeTige ajoute que ce n’est pas que la notre, nos parents, grands-parents mais au-delà, c’est presque l’histoire “d’anonymes” dans le sens sans véritables liens affectifs que l’on peut avoir (ou non) avec ses plus proches parents.

SophiePUGIN estime qu’il suffit de les faire “revivre” justement

Chroniques92 ajoute : « mes grands-parents sont morts depuis longtemps, mais c’est compliqué quand même de parler d’eux »

2) l’histoire familiale, c’est faire un focus sur un ancêtre? ou rendre hommage à un parent disparu?

Pour Evelyne Achon et marq_ordinaires, ce sont les deux !

Sudiste78 a, pour le challengeAZ 2016, écrit sur son grand-père maternel : « c’était une façon de le faire revivre et de lui rendre hommage pour la place qu’il a dans ma vie ».

Selon CelSouef, cela peut aussi être plus large. Comme une lignée, une période pour Chroniques92 qui fait revivre des ancêtres un peu au hasard : « c’est la magie du blog ».

SophiePUGIN estime qu’il peut également s’agir d’un focus sur un ancêtre, les métiers de nos ancêtres, leurs déboires avec la justice …

« ça peut être sous différents angles selon le parcours des ancêtres choisis : l’origine sociale, les événements historiques … » pour caillou_ancetre

marq_ordinaires aime beaucoup l’idée de les faire revivre et de reconstituer leur histoire. C’est une belle façon de leur rendre hommage, quelle que soit leur histoire.

Par contre on s’y perd vite si on n’a pas un arbre à proximité avec des articles “dans le désordre” pour lodeetwit

Pour pontoif, on peut aussi écrire sur un lieu, un objet, un événement particulier. les items d’écriture peuvent variés d’un ancêtre à un autre selon son parcours, son environnement, sa vie …

CelSouef aime par exemple travailler sur une génération et faire un focus sur quelqu’un qui l’attire plus.

SophiePUGIN donne une autre idée avec les ancêtres militaires. Pas seulement les poilus, mais aussi les grognards.

Sudiste78, en ce moment même, essaye de travailler sur une branche en particulier.

marq_ordinaires ajoute : « J’ai personnellement en tête un projet de raconter l’histoire d’un village de mes ancêtres depuis le XVIIè jusque 1930. ça permet de garder une ligne directrice et de parler de ses ancêtres, de leur quotidien… »

N’oublie-t-on pas les ancêtres “invisibles”?

Pour SophiePUGIN, « on ne peut en parler que si on a des éléments sur eux ».

sudiste78 complète en indiquant que « c’est un peu plus compliqué de parler des “invisibles”… j’ai plusieurs articles à l’état de brouillon sur des “invisibles” mais je n’arrive pas à les terminer… »

Selon marq_ordinaires « il faut un parti-pris. Quitte à oublier ou omettre quelques ancêtres. C’est dommage mais on ne peut pas tout raconter »

Et à Evelyne Achon d’ajouter « Nos recherches sortent parfois les invisibles de l’anonymat ».

Pour Chroniques92, il n’est «  pas simple de ne pas oublier les invisibles, ou alors les regrouper par grands événements de la vie, par exemple un chapitre sur les veuves ou les femmes mortes en couches »

Marielle Le Goff « Moi pour les invisibles, j’aime broder… »

selon MaximeTige, « Les invisibles le sont par manque d’archives. Le #RDVAncestral est un bon moyen de retranscrire la vie d’un ancêtre par un moyen détourné (une époque…) »

CelSouef pense qu’il est difficile de n’oublier personne. « Après, sur certaines générations, j’ai fait des choix pour le moment »

Pour benetit92, on ne parle pas de toute la famille. Tout est fonction des éléments que l’on a et que l’on découvre. Il s’agit toujours d’un thème ou de focus sur certains.

Chroniques92 rappelle que « ce sont les invisibles qui nous ont permis d’être ici, tous les survivants »

L’étude du contexte local permet de « broder » pour marq_ordinaires, Mais ça demande des heures et des heures dans les archives (notaires, justice…) pour dresser un portrait du contexte local.

pontoif ne pense pas que les invisibles existent vraiment, en ce sens que minimes soient-elles on retrouve toujours quelques sources sur chacun de nos ancêtres »

MaximeTige pose la question : « l‘histoire des invisibles est-elle toujours intéressante à raconter ? enfin pour le lecteur? (Il est né là, a vécu là, a acheté sa maison là…12 enfants, mort à 45 ans…)… »

Cette question pose la question des sources et de l’importance de rechercher au-delà des seuls registres BMS/NMD selon marq_ordinaires.

Une liste d’ancêtres et des actes ne suffisent pas en soi pour écrire une histoire: quels sont les éléments qui peuvent étoffer notre généalogie et ainsi la rendre intéressante?

SophiePUGIN donne l’exemple des actes notariés, de la presse, des livres sur le sujet, la région, les métiers.

Mais aussi les archives notariales et judiciaires aux AD pour marq_ordinaires.

Pour Evelyne Achon «  les journaux d’époque sont une mine »

Pour pontoif, «  les actes notariés sont vraiment un bon complément pour nourrir l’existence de nos ancêtres mais il faut un temps de recherche plus important »

marq_ordinaires travaille aussi beaucoup sur les articles d’historiens, les livres et revues d’histoire locale. Ecrire son histoire familiale, cela veut dire faire des vacances généalogiques ^-_-^

marq_ordinaires rappelle qu’il ne faut « pas oublier également, pour les 100 dernières années, les témoignages de nos grands-parents, grands-oncles ou tantes… »

En effet, n’oublions pas les “présents” pour alimenter l’histoire: surtout commençons par eux, avec la petite histoire quotidienne de nos aïeux.

@lodeetwit a un livre sur les évènements météo et épidémies de son canton d’origine : « C’est comme ça que j’ai trouvé une épidémie qui correspond à la mort de plusieurs ancêtres ».

« Et n’oubliez pas les archives de conseil municipal pour les petits villages, c’est une mine ! » nous dit Lulu Sorcière.

MaximeTige précise que les communes sont censées conservées leurs registres si leur état le permet et les conditions de conservations sinon direction les AD.

Evelyne Achon ajoute : «  C’est comme cela que j’ai trouvé les circonstances de l’abandon de ma maman ».

marq_ordinaires propose également de se renseigner auprès des érudits locaux ou des clubs d’histoire locale.

Pour pontoif, il y a aussi les bulletins paroissiaux qui apportent des éléments sur la vie religieuse de nos ancêtres. Après la révolution, on peut regarder les actes de catholicité en complément de l’état-civil. Les noms de parrains et marraine renseignent beaucoup plus sur le cadre familial.

Lulu Sorcière complète en proposant les archives Diocésaines et archives de la paroisse.

Pour caillou_ancetre, il y a aussi les dossiers de carrière professionnelle qui peuvent donner des informations riches.

Selon pontoif, on ne peut écrire une histoire globale mais une histoire familiale par sources.

Est-ce que certains ont déjà évoqué leurs aïeux dans un livre, carnet? pour transmettre à la famille?

Il s’agit d’un doux rêve pour CelSouef, «  si j’arrive au terme de mon projet ».

La réponse est négative pour caillou_ancetre «  mais j’aimerai trouver celui que ma grand-mère a rédigé » ajoute t-elle.

Par contre, Martine a fait éditer des livres que chaque cousin a acheté ; un livre par branche familiale.

marq_ordinaires n’a partagé que sur le blog ; blog partagé avec quelques-uns de sa famille. « Je partage beaucoup mes recherches avec ma grande-tante, fille de mon AGP et sœur de GP, décédé malheureusement quand j’avais 4 jours. Elle a 88 ans et toujours toute sa tête. Je prends des notes. Maintenant j’enregistre les appels téléphoniques (elle le sait!). Ce qui me fait le plus plaisir, et valorise mon travail, c’est que j’apprends à ma grande tante des détails sur la vie de son père et de son frère ! »

« ma mère a écrit 250 pages que l’on a imprimé et relié » raconte SophiePUGIN. « ma grand-mère et mon arrière-grand-mère avaient lu tout ce que l’on avait écrit sur leurs ancêtres et elles étaient ravie d’en apprendre autant. Le prochain projet est prévu sur les poilus d’une petite commune nivernaise. »

Au tour de sudiste78 de dire : « J’ai imprimé et relié les articles du ChallengeAZ 2016 sur mon GP maternel et je les ai offerts à maman… Un bon test… C’est là que je me suis dit que je pourrais essayer de faire ça à plus grande échelle… »

Mais aussi pontoif : «  j’ai écrit la bio des première années de mes grand parents (de leur naissance à la quarantaine) remis à leurs descendants lors d’une cousinade pour leur 80 ans de mariage en 2015 »

Lulu Sorcière a quant à elle « beaucoup partagé sur un forum familial privé, c’était bien car interactif, stimulant pour l’évocation ». « J’ai partagé avec mon beau-père oralement. Avec ma mère par correspondance. Ça c’était extra, elle me renvoyait ma copie corrigée ». « J’écris au présent et je tiens un “timeline” de la famille avec les grands évènements des uns et des autres. j’écris des lettres, ça fera une source »

Marielle Le Goff pense que nous aussi, on devrait se mettre a écrire nos propres souvenirs, mais c’est peut-être déjà fait par certains d’entre vous. « Moi aussi j’ai un journal intime d’ado que j’ai gardé et j’imagine la tête de mon fils , me demande d’ailleurs si je veux vraiment qu’il le lise…je préfère que ce soit lu par mes petits enfants…bizarre non ? » ajoute t-elle.

« Quand ma mère était jeune elle avait une sorte de livre d’or dans lequel écrivaient les amis de passage. Une merveille à découvrir. Du coup j’envisage d’en faire un pour ma future maison », raconte caillou_ancetre

Quant à Evelyne Achon, « J’écris mes recettes de cuisine pour mes petits-enfants »

Pour l’instant, marq_ordinaires prend des notes « par exemple à la naissance de mes deux enfants, j’ai noté le départ à la maternité, mes émotions… et j’ai aussi regroupé toutes “mes archives” (école, souvenirs, textes…) ».

L’histoire familiale, c’est déjà commencer par soi-même et celle de ses enfants…?

Doit-on écrire nos souvenirs pour ceux qui viendront plus tard ?

Y a t-il un âge pour écrire sur soi ? Ajoute SophiePUGIN

Comme le dit sudiste78 l’histoire de ses parents/enfants sera différente de celle que l’on peut écrire sur des ancêtres plus lointains.

Martine a le journal de son père qu’il a écrit à la rencontre de sa mère jusqu’à leur mariage.

Pour marq_ordinaires, «  C’est une question de transmission. Je rêve toujours de retrouver un journal d’un de mes aïeux. Pourquoi ne pas aider nos descendants ? »

Evelyne Achon a conservé toutes les archives de ses enfants ; « premiers cahiers, relevé de notes, dessins etc… Ils seront sans doute heureux de les retrouver plus tard ».

Lulu Sorcière aime bien écrire pour raconter, expliquer ce qui pourrait être difficile à comprendre ou à découvrir

benetit92 a le journal de son arrière-grand-père pendant la 1ère GM et des cartes postales. « j’ai aussi ma boîte à chaussures (devenue trop petite) sur des souvenirs qui m’ont marqué (un ticket de ciné, des billets d’avion, photos…) »

« Au décès de ma grand-mère, j’ai été particulièrement ému de retrouver une boite dans laquelle il y avait des souvenirs de jeunesse de mon père, également décédé depuis plus de 20 ans : dessins d’enfant, souvenirs militaires… C’est également une mine d’or et d’émotions ! » selon marq_ordinaires.

« Après, la question des archives essentielles se posent à nous également… On ne peut pas tout garder. On accumule beaucoup (trop) de choses, de papiers, de photos… »

Merci à tous les participants d’avoir contribué à ce généachat :

Pensez à remplir le questionnaire, ou à nous proposer des thèmes – via le questionnaire ou sur le forum de @geneatechhttps://framaforms.org/gene…

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